Maitre-C78

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Les gribouille d'Ô La preuve de l'amitié l'épreuve de l'obéissance

 

 

 

« Les Récits Indécents - La preuve d’amitié et l’épreuve d’Obéissance » 

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 «  La preuve d’amitié et l’épreuve d’Obéissance »

 

  

Ce soir là, j’étais sagement blottie aux pieds de mon Maître, le museau plaqué sur sa cuisse  et il pianotait comme à son habitude plutôt joyeusement sur son Mac, puisque je l’entendis éclater de rire à plusieurs reprises. La divine chaleur d’un feu de cheminée avait envahi le salon et nous invitait à rester douillettement près d’elle  presque nus.

Je me laissais hypnotiser par ce spectacle merveilleux de la lubricité des langues de feux qui pourléchaient avidement les bûches avec une gourmandise insensée, ce qui paradoxalement réduisait inexorablement leurs volumes, m'imaginant ma langue sur une bûche de Mâle lèchant ainsi comme ses flammes et sous ma langue faisant non pas réduire la bûche mais plutôt grandir et s'épaissir (cela m'humidifiai mon bas ventre).

tout semblait dans cette expression de la puissance calorifère inversement proportionnel aux délices charnels qui démontrent quand à eux, en miroir inversé l’expression du contraire.

Les attributs des Maîtres ainsi léchés par Moi Ô ou des Esclaves aux langues friandes et sucés par leurs bouches gourmandes ne font que gonfler, durcir et décupler leurs volumes comme pour galvaniser leurs forces qui précèderont les expressions de leurs plus majestueux efforts…

 

Et sans crier Gare, le silence s’est fait !

 

Même le feu semblait avoir été sommé de mettre ses crépitements en sourdine pour ne pas vous déranger mon Maître, vous qui avez soudainement affiché une mimique préoccupée des mauvais jours. Vous vous êtes mis à émettre des nuages de fumée comme les signaux d’un message subliminal en allumant cigarettes sur cigarettes, vous faîtes cela parfois et c’est toujours chez vous le signe d’une concentration maximale qu’il est très fortement conseillé de ne pas interrompre.

 

 Vous avez fini par détourner les yeux de l’écran de votre ordinateur pour les poser sur moi avec une insistance toute particulière; votre regard était bien étrange presque métallique et ne me disait rien qui vaille ; il reflétait de curieuses lueurs dans lesquelles je crus déceler un mélange de préoccupation et de défiance, comme si vous fomentiez je ne sais quel complot dont l’objectif serait de résoudre tout ou partie d’un souci que vous veniez d’avoir, en m’utilisant, sans que je puisse deviner comment.

 

Je sentais bien que vous questionner à ce sujet aurait pu vous irriter et même attiser en vous une colère qui semblait couver comme toute cette fumée sans feu apparent  que vous aviez répandue dans le salon, il semblait évident qu’une mauvaise nouvelle que l’informatique scélérate avait cru bon de vous communiquer vous avait sérieusement contrarié….

 

Je respectais donc pour la circonstance une immobilité parfaite et un silence impeccable, ne me risquant même pas à vous interroger ne serait ce que du regard, comme si je pressentais que l’atmosphère devenue lourde me commandait de garder prudemment les yeux baissés.

 

Vous vous êtes alors penché sur mon attitude irréprochable pour attraper mon collier et m’attirer entre vos cuisses fermes entrouvertes pour m’y accueillir en me positionnant assise sur le sol, vous tournant le dos, la nuque plaquée contre votre sexe après avoir pris soin de soulever mes cheveux, vous vouliez  sentir le contact de ma peau et du cuir du collier contre la vôtre.

Vous ne disiez mot, savourant la magie prometteuse des peaux qui se désirent déjà en s’imaginant, en s’effleurant à peine, comme pour annoncer l’extase qu’elles finiront par procurer en se touchant  jusqu’à fusionner lorsqu’elles sont comprimées l’une contre l’autre…

 

 Vous caressiez mon cou  de vos grandes mains en étau comme une menace protectrice avec cette douce autorité qui vous est propre. Je sentais quelques un de vos doigts dont la bienveillance n’étaient pas avérée se glisser sous mon collier, comme pour en évaluer le degré de pression sur ma gorge,  et me rappeler que vous pouviez à tout moment décider de le resserrer davantage, un caprice que la simple contrainte physique  n’aurait d’évidence pas suffi à assouvir.

 

Vous sembliez toujours en huit clos  silencieux avec vos seules pensées, lesquelles s’étaient sensuellement déportées sur une voie plus intime qu’intimiste, puisque je sentais la puissance virile de votre sexe s’affirmer durement sous ma nuque ainsi de plus en plus inconfortablement séquestrée.

 

Le temps s’est écoulé indifférent, le cendrier a continué de faire servilement lui aussi son office en se laissant remplir inexorablement de mégots qui se réchauffaient les uns aux contacts des autres ; vous ne souhaitiez visiblement pas leur accorder le moindre répit pour les laisser se refroidir.

 

Enfin vous vous êtes décidé  à rompre ce lourd silence qui nous tenait lieu de vêtements.

 

Vous avez  entamé un soliloque que même un kamikaze se serait bien gardé d’interrompre, je connaissais globalement la teneur des propos que vous teniez avec la patience d’un instituteur  puisque j’avais été sévèrement dressée pour vous en délivrer la parfaite exécution et je comprenais de moins en moins où vous vouliez en venir exactement, il était de mise d’attendre, sans broncher que c’était bien un peu longuet quand même…

 

L’une de vos grandes mains a réuni ma chevelure en une grosse poignée pour vous en faciliter la tenue, vous aimez tirer dessus gentiment  pour guider mes pensées comme le cavalier tire sur la crignière de sa pouliche sans la blesser pour autant, juste ce qu’il juge utile pour l’amener fermement devant l’obstacle qu’elle devra franchir sans se dérober.

 

 Le ton s’est fait plus solennel encore annonçant qu’il était temps pour vous d’aller au cœur du sujet, au sens propre en l’occurrence…

 

 Vous :  « O, je viens d’apprendre que l’un de mes meilleurs amis était dans le chagrin, je cherchais pendant tout ce temps une preuve utile d’amitié à lui faire parvenir pour lui témoigner l’affection que je lui porte en général et quand il est dans la peine en particulier .

 

Cet ami qui a toute ma confiance, a le charme délicieux, rare et presque désuet à l’ère des rappeurs, d’un gentleman un peu vieille France, il a le goût des belles plantes et celle que je lui destine sera couleur cuisse de nymphe émue, la discipline lui sera chlorophylle et pour résumer ce sera toi, je vais le mettre de suite au courant par un mail que je lui enverrai ce soir même, lui signifiant que tu es à son entière disposition et ce aussi longtemps qu’il souhaitera t’utiliser pour lui tenir sensuellement compagnie et panser comme bon lui semblera les plaies affectives qui sont les siennes .

 

Je suis ton seul Maître et à ce titre je t’utilise comme je l’entends jusqu’à me plaire à t’offrir si l’envie m’en prend et c’est exactement le cas. Pour autant je suis trop dominant pour ne pas me garder des domaines qui me soient strictement réservés. Aussi pour l’expliciter, je joindrai à mon courrier amical le cahier des charges de l’Esclave que je lui offre et dont je sais qu’il respectera scrupuleusement les limites ainsi définies et clairement encadrées.

 

Telle une petite chienne,  tu ne seras jamais autorisée à le laisser t’embrasser, en revanche, il aura l’usufruit sans limite des caresses que ta bouche et ta gorge prodiguent avec ce talent et cette gourmandise qui ne pourront que le réconforter, je souhaite qu’il t’abreuve autant qu’il le souhaitera de sa semence dont chaque goutte perdue t’occasionnera autant de coups de fouet.

Il choisira selon son humeur si il souhaite t’administrer sa liqueur directement comme le délicieux biberon charnel qu’on donne aux grandes filles ou si il se plait également à te récompenser d’être une bonne chienne affectueuse qui a bien méritée de laper son foutre dans un coupe de champagne maculée de ses plus expressives giclées .

 

Je lui donne encore en partage un second orifice dont la nature t’a pourvue et dont il ne pourra qu’apprécier la douce chaleur humide en lui permettant de se répandre au fond de ton cul mais ce, jamais plus d’une fois, à chacune de vos rencontres.

 

Je l’autorise aussi à s’exciter en caressant ta chatte ensorcelante et parées de ses lèvres enveloppantes mais, il ne sera pas autoriser à te saillir en ce doux lieu dont la lubricité m’est exclusivement réservée, tout comme les baisers sur la bouche qui coiffe le menton de ton joli minois.

 

Il va sans dire qu’il est en droit de jouir de chacune des autres parcelles de tes chairs et que le fouet n’est pas exempt des plaisirs qu’il pourrait souhaiter prendre avec la dureté qui le satisfera.

 

Je souhaite que le plaisir et le réconfort que tu lui procureras, avec la docilité irréprochable qui est la marque du dressage de ton Maître, facilite au mieux la cicatrisation des plaies qui le font souffrir et que  je sais pouvoir te confier pour que tu les lèches comme la plus affectueuse des chiennes de mon cheptel dont j’entends bien être fier.

 

Quelles que puissent être les exigences de mon ami, tu t’y plieras servilement, sachant que la plus petite marque de désobéissance me serait immédiatement communiquée  par mail et ressenti comme une souillure infamante ridiculisant l’autorité de ton Maître.

 

 Ô,  je n’ose même pas imaginer comment tu devrais t’amender du moindre manquement que mon ami pourrait me rapporter.

 

Est-ce que tout est bien clair ? »

 

En posant cette dernière question qui n’en était pas une, vous avez tiré beaucoup plus durement sur la queue de cheval que vous aviez formé avec ma chevelure, obligeant ainsi ma tête à basculer plus en arrière encore pour avaler les lèvres de ma bouche, les noyant des plus doux baisers et la muselant d’une réponse que vous n’attendiez pas puisque la cause était entendue.

 

Vous m’avez faites me retourner pour offrir à votre queue, d’une fierté magistrale, les plus douces caresses de mes lèvres que vous jugiez aussi précieuses qu’un bijou de joaillerie et que vous vous apprêtiez à offrir pour partie à votre cher ami.

 

De très longues gorgées de semence épaisse  et onctueuses ont rapidement éclaboussés ma bouche et nappé le fond de ma gorge de votre liqueur blanche et nacrée.

 

Puis je me suis tout naturellement lovée sans un mot  dans votre grande main ferme et protectrice. Il se faisait bien tard et vous vous êtes finalement décidé à me coucher dans mon panier, en prenant bien soin de me recouvrir d’une petite couette pour que je ne me refroidisse pas durant la nuit ; vous m’avez gratifiée de quelques gratouilles affectueuses pour vous assurer que je glisserai sans peine dans un sommeil apaisé, et ce fut le cas, comme toujours sous votre joug. 

 

Je me souviens m’être endormie comme rassurée, avec une petite pointe d’orgueil aussi  que mon Maître m’ait choisie moi, et me fasse confiance jusqu’à m’offrir en « cadO », me faisant ainsi l’honneur de le représenter à travers mes chairs par lui disciplinées, auprès de l’un de ses plus chers amis, à ce jour en souffrance, et dont le prompt rétablissement lui était si cher.

 

Il aurait été indécent pour mon Maître d’offrir à cet ami quelque chose auquel il ne tenait pas lui même viscéralement, et ce seul fait en attestait toute la valeur.

 

 Bien qu’ayant la fibre intello, mon Maître savait bien que l’amitié comme l’obéissance ne sauraient rester des concepts qui s’auto suffisent d’une déclaration ou d’un serment d’allégeance sans avoir besoin de s’incarner jamais concrètement.

 

Il n’y a pas plus d’amitié que de docilité ex nihilo, il y a en revanche des preuves tangibles intuitu personae de chacune d’elles qui font sens à travers des actes consommés…

 

Nous  ne savions, pour l’heure, ni l’un ni l’autre, si ce pacte qui scellait mon Obéissance aveugle aux exigences de mon Maître serait honoré ou resterait lettre morte. Cela ne dépendait plus que de l’acceptation ou du refus de son ami de recevoir ou pas ce présent qui lui était offert.

 

 

 

L’essentiel était ailleurs, nous le savions  tacitement sans qu’il soit besoin d’en faire mention ; cette promesse silencieuse que je venais de vous faire était marquée du sceau le  plus précieux qui soit, celui qui scelle en rouge le sentiment d’une confiance absolue et viscéralement irréversible, hors d’atteinte ne serais ce même que de l’ombre d’une déception.

 

 C’est une façon peut conventionnelle de se dire qu’on s’aime pour aller aussi loin que cela ; mais c’est de fait celle qui nous convient et que nous adoptons pour conjuguer le plaisir et la complicité partagés avec notre inégalable Demoiselle Théma, alchimiste délite en recettes de bonheur.

 

Théma  veille toujours en bonne fée lubrique et bienveillante sur la magie  de nos parenthèses enchantées qui n’auraient pas cette douce et merveilleuse saveur de miel toutes fleurs sans Elle. C’est elle la douce ensorceleuse de notre doux trio et nous n’en faisons pas mystère.

 

 

 

Merci Théma d’être Toi; ce gribouillis t’est tout aussi dédié.

 

 

 

 

 

 « … un tableau, dont le panel des couleurs qui fleurissent ici sous vos yeux, se nomme O. »

 



27/01/2018
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