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Les Gribouilles d'Ô. De main de Maître

« Les Récits Indécents »  gribouillés par O.

 

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30/ « De mains de Maître »



C’était un de ces jours de la fin janvier à Paris :

il faisait anormalement froid, sûrement parce que mon cœur s’était glacé

comme un écho à la météo extérieure qui l’était tout autant, à cause d’un soi-disant climat hostile,

importé par des vents de Sibérie ; à ce propos,  je me sentais abandonnée comme dans un goulag qui,

pour le coup eut été d’origine affective pour cause de  politiquement incorrect.

 

Mes mâchoires se livraient avec mes cuisses une compétition acharnée de resserrement progressif,

synonyme en l’état de la  position défensive qu’adopte un animal blessé,

lorsqu’il se sent diminué et par conséquent, atrocement vulnérable.

 

Et pourquoi soudain une sensation de vide abyssal en m’étreignant me donnait un effroyable vertige,

je n’aurais su le définir précisément ;

c’était profondément anxiogène et déstabilisant comme le sont les très mauvaises nouvelles parfois ;

cette impression de néant ne nous est pas inconnue, c’est seulement qu’on l’anesthésie prudemment

sous du bonheur jusqu’à oublier qu’elle n’est jamais complètement anéantie,

juste en veille sur le bouton tristesse…

 

Il me revenait en boucle, comme une lame de fond qui balaie tout sur son passage un « dont acte » de chirurgie mutilatrice,

dont il m’avait bien fallu affronter en facial, les conséquences structurantes, avec la lucidité impitoyable qui s’imposait à moi.



Pour autant, cette prise de décision d’évidence inévitable n’en finissait pas de me blesser

la bouche comme un mors sur lequel un forcené tirerait de façon insensée,

sans que pour autant, il semble en mesure d’opter pour une direction précise.

 

Je devais être profondément désorientée, le regard fixe sur une boussole qui n’était plus de mise.

 

Comme un malaise vagal, cette vague a l’âme empreinte de détresse qui n’en finissait pas de se retirer pour revenir,

encore et toujours, dans un interminable et douloureux  rouleau d’écume des mauvais jours,

me donnait presque la nausée, entre le mal de mer et le « Mâle » de l’être ou de ne pas l’être justement.

 

Pour répondre présente à un instinct grégaire de survie,

je cherchais à  me réfugier dans la chaleur d’une  tendresse qui m’emporterait au loin,  

envers et contre tout.


Pour ce faire, je me laissais doucement réchauffer par la magie d’une vidéo

dont les images hypnotisaient mes iris encore brillants d’une triste humidité,

leur restituant même leur éclat de caramel à la noisette.

Dans le même temps, mes oreilles restaient dressée, comme figées par l’harmonie de la musique 

qui  accompagnait la scène ; je finissais par accepter d’être emportée et me laissais flotter,

dans cette poésie ouatée, que je sentais doucement accaparer mon âme et faire tressaillir

mes chairs d’émotion, pour finalement m’envoûter divinement au pays des rêves qui se vivent,

les yeux grands ouverts…


C’était décidément une drôle de journée au cours de laquelle l’horoscope que je n’avais pas lu

avait sûrement prédit que je passerais d’une secousse à une autre, et c’était bien le cas présentement;

les deux chocs étaient d’intensité comparable mais fonctionnaient en miroir inversé ;

ce qui était cruauté et douleur pour le premier se faisait affection et douceur pour le second.

 

Mon inclination naturelle pour l’univers de tendresse infinie que révélait ce dernier emporta ma préférence,

et  je choisissais de me blottir dans son confort douillet.


Toute pelotonnée dans de ce refuge bienfaisant, je me sentais comme irradiée de l’intérieur ;

mes lèvres s’entrouvraient de nouveau, mes muscles semblaient se détendre progressivement

et tandis que mes cuisses s’écartaient encore timidement,

une chaleur salvatrice envahissait mon bas ventre comme pour offrir le plus doux climat

à  ma petite chatte que je devinais transpirante.

Il me semblait ressentir  confusément un doux tumulte sur la corolle de mes lèvres intimes,

comme si les larmes de cyprine qui perlaient inexorablement  souhaitaient maintenant 

revendiquer de pouvoir s’enfuir en longs sanglots poisseux le long de ma vulve qui palpitait très fort,

comme pour relayer les battements de mon cœur ralentis par ses récentes blessures.

Ma fente devenait le lit d’une rivière voluptueuse et invitait ma main à plonger dans cette onde lubrique

pour gouter le plaisir de  cette douce O trouble…

 

Le rêve m’éloignait  du chagrin et j’admirais fascinée l’accomplissement sublime du lien secret D/s qui s’exhibait sous mes yeux ;

l’exercice paroxystique de cet art s’illustrait par la démonstration éblouissante d’une Obéissance naturelle,

élégante et sereine, dont le raffinement confinait à la magie pure.

C’est cette merveilleuse illustration de la reddition affectueuse que je veux vous conter.

 

Il était une fois au pays des fées, un Maître et son étalon de sang LancelOt…

 

Le rideau s’ouvre sur un manège dans lequel un magnifique cheval, à la silhouette altière arrive,

au pas allongé pour se coucher par terre afin de s’ébrouer joyeusement,

et d’effectuer quelques roulades dans le sable durant une poignée de secondes ;

son Maître l’observe patiemment, accroupi beaucoup plus loin, sur le sable lui aussi.


Le cheval racé le rejoint docilement dès qu’il l’aperçoit, s’immobilisant dans une stature impeccable au niveau de ce Maître qui l’accueille en souriant.

 

Je me suis tout de suite fondue, avec une aisance déconcertante, dans les sensations de la pouliche impeccablement dressée que j’aspirais à devenir sous la main d’un Maître, dont on pourrait le croire guérisseur de toutes les peurs pour pouvoir obtenir de son bel animal, un tel niveau d’excellence dans le lâcher prise.

 

Cette grande main ferme et bienveillante, dont on ressent la chaleur magique et comme détentrice d’un pouvoir surnaturel, se révèle capable, sous mon regard médusé d’une tendre admiration, de faire effectuer une  marche en arrière pleine de charme à ce superbe équidé, s’étendant comme une caresse qui ne se posera jamais sur sa croupe, mais la guidera, tout aussi sûrement, tant elle a su l’apprivoiser, dans une harmonieuse et touchante complicité .

 

Je restais muselée de respect devant la volonté sublime de ce bel animal fougueux qui consentait en temps réel à renoncer affectueusement à sa puissante, majestueuse et fière indépendance  pour le seul plaisir de satisfaire aux exercices qui font la fierté de  son Maître.

 

Et je regardais ce cheval incroyable, émerveillée de le contempler laisser sa puissante encolure se lover avec une douce et délicate volupté  contre son Maître comme le fait habituellement un chaton qui ronronne de plaisir et de gentillesse.

 

Il n’est pas d’exercice d’une quelconque force faible et mesquine (comme la menace ou la violence ou même toute autre contrainte artificielle) par ce Maître-là ; il rayonne puissamment du seul pouvoir  que lui confère le dressage subtil de son somptueux étalon ; comme si par son doigté il avait obtenu que lui soit offert sur un petit signe anodin  le renoncement même à toute notion de défiance, de liberté, d’indépendance et d’épreuve de force devenues sans fondement si elles devaient s’exercer aux détriments de l’Obéissance que l’animal élégamment asservi estime devoir, avec plaisir, offrir à celui dont il a fait son Seigneur.

 

Aucune note dissonante ne semblait pouvoir troubler l’harmonieuse complicité qui se jouait sous mes yeux, pas plus que la moindre once  de médiocrité n’aurait pu noircir ce tableau lumineux de douceur et d’assurance conjuguées.

 

Chacun des mouvements gracieux du fougueux étalon opéraient comme un hommage à son élégante reddition et ils les égrenaient savamment, comme autant de perles du chapelet d’un serment d’allégeance éternel.


Puis la vidéo attractive de douceur m’interpella de nouveau  pour interrompre mes pensées parties divaguer dans les méandres d’une sournoise mélancolie ; et c’est en pas dansants et fièrement cadencés que le magnifique cheval tourne maintenant avec l’élégance artistique d’une ballerine, autour de ce Maître, pour lequel on sent que chaque pas sagement enlevé est en soit une jolie et douce  preuve de docilité.

 

Et le puissant animal de race renonce avec un plaisir non dissimulé à sa fougue naturelle pour  régler servilement son allure majestueuse  sur le rythme choisi par son Maître afin de demeurer à ses côtés plus attentif  et fusionnel de tendresse qu’un chien d’handicapé.

Le beau cheval n’est aucunement tenu par un licol ou une longe, il est en apparence totalement libre de ses mouvements et renonce volontairement  à filer dans une plaisante course effrénée, se résignant à la cadence d’un tout petit trot qui met ses sabots impeccablement dans les pas de son Maître.

 

Pour souligner son obéissance admirable justement ce dernier le libère de cet exercice, lui offrant le plaisir de se défouler les pattes au grand galop autour de la piste pour mieux le récupérer l’instant suivant,  à ses côtés, plus démonstratif encore dans sa servilité soulignant leur interdépendance que le traditionnel cliché du chien de compagnie suivant affectueusement son Maître dans une fidélité inconditionnelle.

 

L’écuyer d’élite veut maintenant  tester plus avant la malléabilité de son bel animal et se met cette fois à courir autour de la piste; le cheval intelligent et docile, soucieux de le suivre en synchronisant sa  cadence sur le niveau de rapidité décidé par son Maître, choisit un trot allongé qui le place, impeccablement à sa hauteur, orchestrant ainsi la chorégraphie de leur déplacement à l’unisson.

 

C’est juste stupéfiant de voir avec quelle facilité ce Maître est capable de libérer son cheval de toute contrainte et la dextérité avec laquelle il est en mesure de l’asservir à nouveau en moins de quelques secondes.

 

L’animal de cette vidéo est aussi sidérant que celui auquel il appartient démontrant au-delà de son Obéissance parfaite, le plaisir infini qu’il prend à se soumettre et la collusion aussi étroite qu’affectueuse qui les unit tous les deux ; on les sent plus fort ensemble contre le monde entier.

 

Le cheval somptueux apparaît  aussi joyeux qu’apaisé, heureux d’être à nouveau invité à galoper, caracolant pour parader devant son Maître de quelques cabrioles espiègles ayant valeur de  clins d’œil d’une tendre connivence ,  comme pour mieux nous démontrer par contraste l’ampleur de son potentiel de soumission dont il fait si joliment la viscérale offrande à son propriétaire.

 

Il nous offre le spectacle de sa  fougue joyeuse par  quelques sautillements malicieux et pétillants d’une énergie folle ainsi que la manifestation d’une liberté de piaffer à laquelle  il prend plaisir à renoncer pour  rejoindre son Maître, s’immobilisant devant lui, dans une fusion affective et comportementale presque surnaturelle, telle une majestueuse statue grecque.

 

 Il lui incombe maintenant de  finir gracieusement et avec une docilité exemplaire son numéro, dans le manège chocolaté où il se produit en symbiose avec son Maître.

 

Pour ce faire, c’est en équilibre sur ses trois pattes, son antérieur droit étant levé pour saluer la foule, que l’étalon se met à décrire des cercles magnifiques en tournant  sur lui-même avec toute la distinction qui sied à son pédigrée.

Puis il s’immobilise, à nouveau pour s’incliner, très élégamment d’un salut infiniment  respectueux de ce public admiratif à la vanille, toujours en synergie parfaite avec celui de son Maître.

 

J’ai dû verser quelques larmes pudiques de poésie sur ce touchant cocktail de délicatesse et d'Obéissance qui aimantait mon corps et mon esprit, comme si une insidieuse nostalgie me narguait  sournoisement avec l'exercice d'un pouvoir qui atteigne ce niveau de subtilité et la démonstration d'une docilité affectueuse et rassurante  dont la délicieuse conjonction me serait plaisir défendu.

 

 Je m’enfonçais encore plus avant dans mes pensées tandis que ma main qui s’était insidieusement décidée à se faufiler dans la  chaleur de  mes cuisses entrouvertes et devenues d’une moiteur que la morale réprime,  explorait d’autres profondeurs elle flattait tout doucement mon petit bouton rose, devenu collant  comme un bonbon qu’on aurait longuement sucé pour le sentir fondre, en l’effleurant à peine, comme pour le consoler des sanglots de cyprine dont il s’entêtait insolemment à se laisser submerger en témoignage d’une indépendance lubrique parfaitement déplacée !Et paradoxalement, ma douce manœuvre provoquait l’effet inverse de l’effet recherché, si tant est qu’il était vraiment recherché…


Quitte à cultiver les contradictions, j’abandonnais mon esprit, l’autorisant de fait à s’égarer dans des méandres au plissé aussi mystérieux que ceux qui tapissent les orifices de l’esclave asservie, accueillant docilement, dans la douce chaleur de ses muqueuses, les caprices virils de son Maître.

 

Et les messages subliminaux de la vidéo continuaient de me hanter…


La traditionnelle question de savoir qui enchaînait l'autre se lisait en miroir inversé: en réalité c’était plutôt qui libère l'autre et de quoi ? Et jusqu'où ? Et pourquoi? Et …


Les images de la vidéo étaient nimbées d’une curieuse lumière ; un peu comme si pour cause d’inaccessibilité, la raison avait commandé de flouter ce bonheur parfait, de voiler jusqu’à son reflet devenu grâce à l’état pur dans nos cœurs ; lesquels devraient pourtant se contenter d’un bonheur  Canada dry que l'on n’en finit jamais de faire semblant de chercher et que l'on se résigne à décréter pour figurer (c’est le cas de le dire !) en bonne place dans les statistiques vanillées de  notre époque. Que celui qui n’a jamais pris toute la gousse comme un  boomerang en pleine  face me jette le premier bâton !...



En culture du paradoxe, c’est une Obéissance heureuse qui nous est livrée à travers ces images desquelles la joie de vivre et le renoncement résonnent au plus juste de cette liberté peu conventionnelle qui unit ces deux êtres par un lien D/s d’une  puissante cérébralité .Une fusion  finalement aussi rarement vécue que souvent évoquée, comme une finalité incantatoire, à laquelle il est légitime d’aspirer à travers le somptueux lien d’asservissement dont  le principal fondement demeure le plaisir conjugué du Maître et de son sujet.

 

L’orgueil de l’esclave se résume à la fierté de sentir son Maître  exulté du bon usage qu’il sait faire de son asservissement. Et cet étalon n’est pas peu fier du plaisir qu’il procure à son Maître…

 

Le bonheur rayonnant de complicité et d’harmonie qui nous était offert en cadeau visuel semblait avoir été tendrement pétri dans une matière minérale composée d’une patience infinie et d’un profond  respect de chacun pour mieux appréhender l’autre ;on devinait les trésors de finesse que ce Maître avait du déployer pour gagner la confiance de cette superbe bête de sang, farouche, craintive et fière à l’origine, afin de réussir à l’apprivoiser pour pouvoir jouir avec elle d’un plaisir spontané et partagé, dans un bonheur  construit, durable et apaisé.

 

De ce bonheur dont chacun sait encore rêver en secret parce qu’il faut bien que ses heureux protagonistes  rayonnent d'une lueur toute particulière pour donner sens et matière à ce joli mot  d'épanouissement ...

 

Le Maître dont la magie Opérait sur ce bel animal de sang pur,  était dresseur de chevaux  il aurait tout aussi bien pu se faire dresseur de lionne  il aurait à n’en pas douter réussi à s’entourer dans ce cas d’une petite meute de félins à laquelle il aurait appris à  ronronner tendrement autour de lui, comme des petites chattes a(i)mantes et parfaitement domestiquées.



Je retrouvais, comme dans un rêve voluptueux, la voix imaginaire du Maître me murmurant à quoi il se plaisait à m’utiliser en me dépravant  je renouais en même temps avec la sensation jouissive de ressentir à nouveau la fermeté de ses grandes mains séquestrant brutalement ma gorge pour preuve de possession sans limite aucune,  et je laissais ma vulve ornée de son clito arrogant totalement libre du plaisir qu’elle prenait à se frotter frénétiquement sur le petit chiffon fermement bloqué contre elle, toujours aussi doux et  délicatement parfumé de la cyprine dont il s’imbibait avec une gourmandise aussi gloutonne qu’attendrissante.



Ô savait  raison garder et elle n’ignorait pas au fond d’elle qu’elle ne manquerait pas de se fourvoyer dans une impasse en poursuivant l’espoir chimérique de se soumettre un jour à un Maître ainsi sublimé. En revanche elle avait validé qu’elle ne serait l’esclave que d’un Maître dont la subtilité d’approche requise pour réussir à l’apprivoiser s’en rapprocherait inévitablement.

 

Ce qui la torturait c’était ce sentiment de profonde solitude qu’elle connaissait bien  celui d’un bien curieux statut aussi inutile que frustrant. Elle était de celles que l’on ne peut pas garder mais que l’on n’oublie jamais, un peu comme un tatouage ou un marquage au fer, devenu inutile faute de fondement et c’était dans cette triste constatation qu’elle devait puiser les sucs d’une piètre consolation.

 

Elle se concentrait à nouveau sur cette réconfortante vidéo et voyait de fait dans ce message hallucinant de poésie comme une pierre précieuse patiemment sertie par un joaillier d’exception que le hasard de la vie amènerait peut-être un jour à croiser son chemin fût-t-il ( futile ?...) de traverse…


Ô avait toujours su que le Maître qui l’avait dressé la remettrait un jour à l’un de ses pairs parisien comme un animal de sang parfaitement discipliné, pour être par lui adopté, il le lui avait du reste clairement signifié à l’occasion du serment d’allégeance qu’elle lui avait fait et qui figure dans le récit indécent : « Le regard des autres ».


Ce qu’elle n’imaginait pas en revanche, c’est  que non seulement elle devrait finalement le rechercher seule ce pair, sans Lui,  sans même que son dressage ait eu le temps de marquer irrémédiablement son ADN  pour  faire d’Elle ce qu’elle aspirait à mériter de devenir.


Mais de plus, le jour où il lui faudrait le faire était venu si vite, trop vite pour qu’elle ait pu s’y préparer un peu comme si cet obstacle qui s’était dressé devant elle sans s’annoncer la provoquait sans motif apparent, juste pour souligner que les impasses se suivent et se ressemblent.

 

La nuit tombait sa température toujours plus basse et montait au contraire son décor nocturne très haut, accrochant la lune et les étoiles à la place qui leur étaient dédiées dans le ciel sombre, comme pour espérer que la  pâle lueur de quelques astres traverserait les nuages épais qui semblaient devoir pourtant  les masquer, les bâillonner et les étouffer impitoyablement dans un bondage météorologique peu clément.

 

C’est d’une humeur songeuse, que Ô terminait cette pénible journée  qui l’avait meurtrie profondément, ruinant son rimmel. Les lèvres de sa bouche brillaient d’un  miel toutes fleurs qu’elle avait artistiquement étalées sur elles, se plaisant ainsi à déguster lentement par des passages furtifs de sa langue avide, sa texture onctueuse ainsi que sa saveur douce et sucrée. Langue avide d'une onctueuses semence dont elle Ô gourmande aimait a s'en abreuver.

 

Elle aimait beaucoup savoir ses lèvres buccales en camaïeux de couleur et de texture avec celles plus coquines encore qui se nichaient dans sa chaude intimité, elle laissait deux doigts impudiques glisser le long de sa vulve luisante de désirs inavouables  pour s’en assurer  et comme pour se récompenser de son petit exploit salace, elle reniflait ses doigts luisants de son fluide translucide avant de les pourlécher avec une délectation parfaitement indécente la saveur dominante du miel sur sa langue édulcorait ainsi le gout infiniment discret de la cyprine qui devenait un nectar collant comme du sucre au filet, comme la semence qu'elle aimait et qui lui manquait maintenant.

Dans le chaos émotionnel qu’elle traversait,

Ô rassurait ses sens et son inconduite réanimait ses chairs au plaisir de survivre.

 

Elle retrouvait ses mimiques effrontées de petite fille gourmande de barbe à papa couleur rose buvard…

 

En sensation d’apesanteur émotionnel, dans cette ambiance de Dame Tartine, elle laissait défiler en boucle devant ses yeux encore mouillés d’eau salée, en harmonie d’humidité eux aussi avec ses autres muqueuses, le flash back toujours douloureux du revers de mains qui l’avait profondément blessée.

 

Et  pourtant, elle savait bien que son imagination viendrait comme une aubaine la recueillir pour la consoler, bouter ses doutes hors de son royaume de félicité et l’emmener voguer demain ou après demain, vers celui qui la tiendrait peut-être enfin « De mains de Maître » pour la délivrer d’elle-même.

 

Le Maître épris d’absolu qui refermerait sa main bienveillante sur elle afin que sa puissante emprise soit en mesure de  cautériser subtilement les plaies invisibles de l'abandon, toujours à  fleur de sa peau de satin. 

 

Maître l'avait coquerie dompté et dressée Ô était maintenant son bien parfait ..



27/01/2018
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