Maitre-C78

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Les Gribouilles d'Ô. La correction injuste

« Les Récits Indécents Correction injuste» .

 

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5/  « Correction injuste »

 

 

Parfois ça l’agaçait de la trouver un peu trop parfaite, alors il la punissait sans raison, préventivement,  

juste pour le plaisir de lui faire ravaler sa fierté.

Il s’estimait toujours en droit de vérifier, avec l’arrogance qui sied à son rang, que l’attachement qu’elle lui portait

restait bien indéfectible, et en tout cas toujours plus fort que les vexations dont il pouvait arbitrairement décider qu’elle serait l’objet.

C’était le joyeux sort qu’il réservait à ses femelles préférées, il en prenait soin à sa façon et, au gré de ses fantaisies,

les utilisait à sa guise.

Il lui était arrivé de  fouetter Ô simplement parce qu’il en avait le droit et l’envie, et qu'elle Ô en avait besoin pour ressentir la douleur de jouissance un peu  comme si un instinct le poussait régulièrement à devoir marquer son territoire.

Le  corps félin de cette femelle soumise à ses caprices était plus désirable encore lorsqu’il était rougi par la morsure d’un fouet qu’il avait presque artistiquement manié pour strier joliment les chairs de ses ronde et galbés fesses.

 

Il aimait suivre affectueusement avec son doigt les fines traces laissées par la perfide lanière, tout en les couvrant de doux baisers et d'huile ou de cire chaude de massage au arômes pour les aider à cicatriser.

Pour autant la tendresse du Mâle n’étant pas infinie, Il se plaisait  rapidement de nouveau à jouer de son corps et d'en disposer pour la faire saillir

Son Maître, n’était vraiment comblé que lorsqu’il obtenait de sentir son esclave frémir sous  des sensations contrastées.

Il orchestrait sur son corps le plaisir et la douleur dans une harmonie parfaite et  qui n’appartenait qu’à lui, comme une flagrance dont lui seul détenait la mystérieuse composition. Et ce plaisir appartenait aussi à Ô qui en jouissait secrètement

Il n’aimait rien plus, que savourer ses chairs martyrisées, surtout  lorsqu’elles tressaillaient  affolées par un subtil enchaînement de douceur et de souffrance.


«  Des corrections Majistrales », elle en avait reçu souvent ; elle les avait toutes à peu près supportées. Quand je dis presque, ce n’est pas tant pour les  quelques larmes abusivement arrachées qu’elle n’avait pas pu dissimuler.

Non c’était bien plutôt son regard qui en disait long,ses grands yeux plus ou moins embués, le narguaient toujours un peu, après…

En fait ils l’interrogeaient, en silence, dans un curieux mélange de crainte et d’incompréhension.  

Cette  soumission presque parfaite n’avait pas d’autre finalité que de le culpabiliser, lui reprocher d’un regard innocent d’enfant battue d’avoir pris tant de plaisir. Le Maître était satisfait quand  Ô jouissait sous le fouet ou la cravache, enchaîné ou attaché en croix dans toute sa nudité quelle lui exposait avec une fierté arrogante.

Elle s’amusait au fond d’elle-même, non sans espièglerie de constater que son Maître en était arrivé à transgresser ses propres codes, juste parce qu’après avoir eu envie de l’utiliser comme ça, il en avait maintenant parfois besoin, comme addictif d’un besoin ancestral et  viscéral qu’il contrôlait le plus souvent mais pas toujours.

A chaque fois qu’il donnait la preuve du contraire elle recouvrait l’impunité et l'impudence de ne plus baisser les yeux, les plantait dans les siens et les signes d’insolence et de rebellon allaient crescendo.

 

Il n’éprouvait aucune honte d’avoir abusé d’un  pouvoir du Maître dominant qu'il était, ne l'avait t-elle pas choisie pour cela.,.?

Mais ça l’agaçait quand même un peu, de savoir qu’elle comprenait qu’il avait besoin de la posséder au delà des mots, des maux…

Sa mauvaise foi le rendait presque vulnérable. Et qu’elle puisse insinuer d’un regard que ce châtiment semblait d’une crédibilité douteuse, ça finissait par le mettre hors de lui  à plus forte raison qu'elle Ô en jouissait impunément !

A force de s’entêter, il avait fini par trouver le prétexte ; un prétexte générique qui conviendrait à toutes les situations à l’occasion des quelles il lui serait agréable de se livrer à ces débordements.

Il le ferait désormais  sous couvert d’appliquer le bon droit du  Maître qui corrige son esclave, sa petite femelle, sa petite chienne ou encore sa pouliche,  comme  il dit avec un contentement qui lui est propre.

Le fabuleux prétexte c’est qu’elle lui  mentait forcément, au moins par omission.

Il refusait  définitivement de croire qu’elle ne se touchait pas en son absence. (ce qui dit entre nous était exacte)

Il se persuadait, que même avec un dressage de très haut niveau, elle ne renoncerait  jamais à se caresser sans lui, ne cesserait  pas  de laisser  jouir son corps de femelle  qui d’évidence avait été conçu pour ça. (il n'avait pas tort).

 

 Il lui reprochait d’avoir caressé ses cercles pour qu’ils deviennent vicieux (en tout cas c’est ce que disent les Dadaïstes), de s’être endormie sur le ventre, après avoir fiévreusement frotté son minou sur un chiffon doux qu’elle séquestrait contre sa vulve humide, entre ses cuisses impitoyablement serrées …

 

Les enfants ont toujours un Doudou dont ils ne sauraient se passer et qu'ils serrent fort dans leur bras pour s'endormir.


Depuis qu'elle était "grande", elle cachait un chiffon doux, tout doux sous son oreiller .Un Doudou pour adulte si on peut dire.

Elle le berçait longuement son Doudou avant de s'endormir. Sa place n'était sous l'oreiller que dans la journée le maillot de corps de son Maître avec son odeur celle qu’elle avait besoin pour se rassurer mélangé a sa propres odeur intime comme une présence Sa présence à Lui le Maître.

 

La nuit venue, son Maître n’ignorait pas qu’elle le glissait toujours entre ses cuisses pour le blottir contre sa chatte toute douce elle aussi.

Il aimait se nicher dans son intimité, tapissant sa vulve entrouverte et luisante qu'il savait délicieusement humide presque poisseuse.

 

Elle dormait toujours sur le ventre, sentant le petit chiffon doux enveloppé par ses grandes lèvres.

Il s'étouffait avec délice des frottements lubriques de sa chatte humide, fiévreuse et ronronnante.

Le petit chiffon doux la sentait transpirante et s'imbibait de sa cyprine fluide et translucide qui s'épaississait

sous son excitation pour devenir une crème de chatte onctueuse qui tapissant un écrin soyeux et offert aux caprices de son Maître...

 

Elle prenait forcément du plaisir à son insu, ne serait-ce que par la pensée, ce qui est un privilège de Maître par excellence  et non d’esclave sous ce chef d’accusation, dont le Maître n’était de surcroît pas tenu d’apporter la charge de la preuve, elle était vulnérable par essence, condamnable à l’infini pour la même peine, par sentences  et  châtiments  répétés. Lui cachant qu'elle jouissait sous la cravache qui mordait sa vulve et ses lèvres plus la cravache faisait son oeuvre plus entre cuisses plus sa chatte s'humidifiait la cyprine allant même s'écouler sur son anus une sensation que Ô s'en régalait.

Elle était toujours passible d’une érotisation de ses colères, à chaque fois qu’il la soupçonnait d’avoir été une récompense pour elle-même, elle était éduquée pour être sa récompense à lui, soit directement, soit à travers ses fantaisies du jour, qui pouvaient  impliquer d'être saillie par d’autres Mâles ou fouillé par d'autres femelles par lui seul désignés.

 

Son corps serait châtié par principe, par prévention pour qu’il n’exulte jamais loin de son Maitre ;Lui le Maitre absolu avec son ADN de mâle dominant, ne se départirait plus de ce doux prétexte qui justifiait à lui tout  seul, toutes les corrections  injustes qu’il prendrait un plaisir viril à lui infliger.

Elle avait bien compris qu’avec cet argument, elle devrait garder les yeux baissés, même après… Elle ne comprenait décidément ni comment ni pourquoi il exerçait sur elle cette symphonie  des sens et des indécences, mais elle s’y soumettait avec délice et souvent jouissance.

 

En fait ça devait  paradoxalement la rassurer et l’exciter  profondément de le savoir Maître absolu, et  détenteur à ce titre d’un pouvoir discrétionnaire dont l’exercice d'autorité au final, anéantissait la sienne sur elle même. Elle n’avait pas d’autre choix que de « lâcher prise »  comme il le lui intimait. Elle subissait docilement cette correction imméritée comme un don ultime d’elle-même, ce rituel ponctuellement exercé les excitait tous les deux mais pour des raisons différentes.

Pour  lui, c’était à chaque fois l’occasion de souligner son autorité et la soumission absolue ainsi que l’appartenance inconditionnelle de sa chienne à son Maître.

 

Pour elle, chacune de ces punitions qu'elle jugeait injustes la sécurisaient comme si leurs applications qui pouvaient être presque violentes disciplinaient ses pulsions, déresponsabilisaient son âme du plaisir que prenait son corps, devançaient ses désirs inavouables pour la laisser en jouir d’autant plus intensément qu’elle n’en avait plus ni la paternité ni  la culpabilité.   

Ô  ne faisait donc plus que subir le délicieux plaisir que son Maître était le seul à pouvoir lui  imposer divinement…

Ce besoin qu’il avait d’aller aussi loin avec elle la réconfortait profondément, elle savait que c’était sa façon inavouable à lui de dissimuler, habilement, derrière une virilité impitoyable, comme une marque de vulnérabilité beaucoup plus profonde que celles que la lanière du fouet avait imprimées dans ses chairs. Elle Ô  lui était devenu affectivement indispensable.

 

Elle représentait à ses yeux  beaucoup plus que prévu, elle n’était pas interchangeable comme « un simple galet sur une plage ».

Ô. s’endormait apaisée en souriant, elle repensait à la réplique d’un film du Mouton enragé. 

« C’est ennuyeux de commander un dessert et de voir arriver tout un repas ! » ;

Heureusement que son Maître était un ogre aux appétits aussi pervers que pantagruéliques et elle était son entrée son plat de résistance et son dessert…!

Elle était ELLE la femelle du Maître et cela n'avait pas de prix a ses yeux.

son corps et son âme avaient besoin du fouet de la cravache ou encore des majestueuses féssés comme il savait lui en donner suivant son bon plaisir  mais surtout en secret pour son plaisir a Elle  Ô.

« … un tableau, dont le panel des couleurs qui fleurissent ici sous vos yeux, se nomme O. »

 



27/01/2018
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